Comme ce soleil se couchant sur la fin de l'été, c'est une histoire qui s'éteint. Cette même histoire qui aurait pu être celle de ma vie... ne sera finalement jamais. La pluie ruisselle maintenant sur la fenêtre et c'est un paysage brumeux qui défile. Comme ce train qui traverse la tempête, c'est bien vite que mon c½ur s'est mis à l'orage.
3 ans... c'est tellement peu, et pourtant beaucoup trop de temps, plus que perdu, mais gaché, sacrifié, pour quelqu'un qui n'en a jamais valu la peine.
3 ans à donner, offrir, claquer, supporter, encaisser, enfoncer des portes les unes après les autres, pour se retrouver dans le labyrinthe de l'amour...
Et quel bel amour! les belles années qui ont fanées "grâce" à Lui. Tout ce temps perdu à vouloir croire éperdument et espérer, trop, de quelqu'un qui n'a fait que mentir et profiter, et pourtant pour qui j'aurais tout fait... sans jamais que ça ne soit assez.
C'est putain de fou comme l'amour peut rendre aveugle, ou plutôt comme il empêche de prendre conscience de cette réalité que l'on ne veut pas voir!
Pour avoir au fond toujours su quel homme il ne sera jamais, quel minable insecte il deviendra, je réalise bien trop tard tout ce temps que j'ai perdu, et même plutôt qu'il m'a volé.
Si j'avais su avant la pourriture qu'il était, je n'aurai jamais cru une seule de ses paroles, d'autant plus que je n'aurai jamais du croire un seul de ses "je t'aime"
Parce qu'il ne m'a jamais rien apporté que cette frêle, laide et lâche épaule dont j'avais besoin; Et parce qu'il n'a fait que profiter de ce que j'avais et que je lui ai si bêtement offert...
_ mon appart, où il a vécu sans ne jamais rien foutre d'autre que de se crétiniser à longueur de journée sur des jeux vidéos
_ mon fric, que j'ai claqué pour que ce pauvre petit gamin mal dans sa tête puisse avoir ce que bon lui semblait
_ mon c½ur et mon amour dont il s'est toujours éperdument foutu; froissé, noyé, brulé, laissé à l'abandon
Il y a peu encore, je me sentais fautive de n'avoir pas su te comprendre ou t'apporter ce qu'il t'aurai falu...
Mais que demandais tu au fond? C'est bien simple...
Te taper cette SALOPE, avec tous les défauts que tu me reprochais, et tant de choses que tu as toujours haï, ma voisine du dessus, la même que j'ai nourri, blanchi pendant plusieurs mois, et dont j'ai si sagement gardé chien, chats, et surtout sa fille... PENDANT QUE TU LA FOURRAIS!
Que la vie est belle! Et comme les gens sont laids et sans la moindre valeur humaine!
Aujourd'hui, pourtant, je souris.
Cette séparation, après de nombreuses autres, m'a pour la première fois permis d'ouvrir ces yeux que je gardais clos depuis trop de temps.
Tu n'es qu'une pourriture pour qui j'ai gâché des années qui auraient pu être merveilleuses.
Tu n'es qu'une raclure qui m'a fait perdre de vue l'essentiel, parce que cet essentiel t'était trop dur à atteindre.
Tu n'es pas un homme mais un "sans-couilles", sans volonté, sans convictions, sans force de caractère, et surtout sans le moindre courage.
Une fillette qui veut tout, mais sans être capable de donner en retour ce qui compte vraiment...
qui déteste son père pour des raisons peut être valables, mais qui va vite se rendre compte que DAMIEN, MON PAUVRE GARÇON, tu es comme lui, tu finira comme lui, et avec quelqu'un à tes cotés qui t'aime autant et de la si belle façon dont ta mère l'aime!!
Finalement, merci de m'avoir fait sortir de ce milieu de merde dans lequel tu vis, merci de m'avoir permis de te haïr aujourd'hui, et comme je me sent bien!
Car je sais que, plus rapidement que tu ne le crois, toi aussi tu verras...
Toutes tes belles paroles, toutes ces choses que tu crois pouvoir faire (sans surtout ne jamais t'en donner les moyens), ces lubies infantiles et penser que tu ne fera toujours que ce que tu as décidé, ton "je m'en foutisme" total, tes rêves d'ados et ces si nombreuses valeurs que tu crois posséder... et le fait de te croire au dessus, 100 fois plus intelligent que tous ces gens que tu juges si bien comme cons!
Putain, comme je me marre!
J'attends avec délectation ce jour, celui où tu te prendra dans la gueule ton image et la réalité. Tu verra comme tu vas en chier, et tu te rendra compte que tu es trop minable pour être capable de t'en sortir!
Bien sur, je ne serai pas la pour le voir... et en même temps, tant mieux!
Je ne suis pas sadique, et contrairement à toi, faire souffrir les gens ne me fait pas me sentir plus fort!
Jamais, plus jamais, ta petite gueule de faux-cul merdique. Enfin, je suis soulagée.
Cependant... je me rend bien compte qu'en écrivant tout ça, c'est encore moi qui me rabaisse. mais je suis sure que je suis bien loin d'atteindre la hauteur de tes bassesses!
Bien sur, moi, je penserai encore à toi pendant très longtemps: comme la plus belle erreur que j'ai faite, mais aussi et surtout comme celle que je ne ferai plus jamais.
Je ne prétend pas avoir plus d'expérience ou de maturité, mais au moins aujourd'hui, je vois et je sais ce que tu ne vaudra jamais!
3 ans de gâchés... mais finalement en 3 ans, TU N'ES RIEN DE MA VIE ;)


